21/04/2011

Des ou une élection primaire à l'UMP ?

En mode Primaires ? sur
l'appli Elections 2012
Il semblerait que l'UMP se rapproche d'une élection. Premier indice, le député européen Alain Lamassoure, réclame des primaires à l'UMP pour recréer la dynamique qui avait porté le candidat Sarkozy au pouvoir en 2007. Et il le fait haut et fort, y allant de sa lettre au journal Le Monde (tiens, n'écrit-on pas dans Le Figaro quand on est député UMP ?) pour en évaluer les tenants et aboutissants. Sur Elections 2012, nous avons proposé ce sondage il y a un mois, et 228 beta-testeurs ont voté dont 53 % se réjouissent de cette idée. Le fait que ce sondage concerne surtout ceux qui se reconnaissent dans le vote UMP, explique la participation modeste (nous avons déjà dépassé les 1000 votants sur certains sondages). Ceux qui rejettent l'idée de primaires UMP sont des légitimistes à tous crins qui regrettent que la tête de Louis XVI soit tombée. Ils sont 40 % des votants dans ce cas, tandis qu'environ 6 % y voient un facteur de division contre-productif. Pourtant, l'UMP aurait beaucoup à gagner et Nicolas Sarkozy aussi.
Des primaires ? "Imaginons l'électrochoc !" (l'eurodéputé A. Lamassoure)
L'idée semble être un affront à la légitimité de la fonction présidentielle. A y regarder de plus près, il est net que cette légitimité est déjà bien entamée, il suffit de lire les sondages pour s'en convaincre, ou d'écouter les électeurs, comme le souligne le député Lamassoure. En revanche, il semble que Sarkozy aurait, avec des primaires à l'UMP, de bonnes chances de fédérer ses troupes et de repartir au combat électoral triomphant, comme en 2007. D'abord, parce que c'est un tribun et qu'il n'y en a pas tant que cela des tribuns à l'UMP. Mais aussi parce que les ténors du parti ne vont pas se précipiter pour l'affronter.

Une Primaire obligatoire pour l'UMP ?
Pour Copé, c'est trop tôt, alors à part Fillon... qui d'autre ? Personne. La côte de popularité du Premier Ministre laisse croire qu'il serait avantagé, mais il est peut-être déjà trop tard. Sa longévité au gouvernement risque de le cantonner en bras droit du Président, qu'il le veuille ou non. En outre, il faudrait imaginer des projets politiques clairement distincts et concurrents pour que ces primaires ne tournent pas au concours de beauté. Et l'écueil est réel, car le candidat à l'investiture serait coincé entre 10 ans de bilan de la droite au pouvoir et la communication à l'unisson pratiquée depuis 2006 au sein du parti.
De toute façon, si des primaires au pluriel n'étaient pas organisées, il se pourrait que cela soit "une" primaire au singulier. Second indice sur Europe1, dans le Buzz Politique du 20/04/2011, où un autre député UMP, Hervé Mariton, affirmait que les statuts du parti imposent une élection devant le congrès interne au Président de la République à nouveau candidat. Pour être intronisé, Nicolas Sarkozy devrait alors remporter la majorité des suffrages, ce qui semble jouable, surtout sans challenger. Il y a donc du vote dans l'air à l'UMP et nous ne devrions plus entendre de voix de droite s'élever dans l'hémicycle pour menacer de porter plainte contre les primaires socialistes.

Dans le Buzz Politique du 20/04/2011, sur Europe1, un autre député UMP, Hervé Mariton, affirmait que les statuts du parti imposent une élection. A écouter ci-dessous.

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